Mon moral remonte un peu, j’ai moins de douleur, pourquoi ? J’attends avec impatience de passer un Tepscan pour savoir où j’en suis vraiment et donner une réponse à cette remonter  de marqueur sanguin.

J’ai repris des cachets pour dormir, je me repose enfin.

J’ai lu dans un bouquin que : Lorsque l’on tombe, l’important ce n’est pas la chute, parce que la chute est inévitable, l’important c’est de savoir se relever.

Je croyais avoir appris à me relever mais, j’apprends encore.

Je confis mes peurs à mon fils qui ne manque pas d’empathie  pour sa maman. Heureusement qu’il est là, ou en serais-je sinon ?

Par moment je me dis que nous sommes en train de nous dire adieu peu à peu, c’est comme si nous savions tous les deux que j’allais mourir bientôt  et que nous avions juste quelques mois pour nous y faire.

Ma maladie m’oblige à voir la vie différemment  J’en suis à un stade ou la question clé s’impose plus forte que d’habitude  la notion du néant.je suis confronter au passage de l’être au non être, de l’existence à la non existence. Elle me contraint à imaginer des temps passés ou nous n’étions pas encore et des temps futurs ou nous ne serons plus.