Lundi je revoie l’Oncologue (je refuse de dire MON Oncologue) mes marqueurs sont bons et mon traitement médicamenteux a commencé lequel je l’espère qu’il m’emmènera aussi loin que possible.

Mon beau-frère et ma sœur prennent régulièrement de mes nouvelles, eux qui, se sont si peu souciés à savoir si tout allait bien durant toutes ces dernières années. C’est gentil bien sûr, mais, je regrette ce temps ou tout allait bien ou j’étais heureuse sans leurs appels téléphoniques. Durant toutes ces années, nous n’avons jamais été en phase eux et moi, alors, leur compassion ne m’intéresse nullement. En ce moment, j’ai besoin que personne ne me regarde. Que personne ne me parle. Que personne ne me touche. Qu’on me laisse faire la morte le plus longtemps possible pour que je puisse recommencer à vivre.

Aujourd’hui j’ai recommencé le sport, quel bien être cela m’apporte, une cure de jouvence.

J’ai pourtant au fond de mon cœur un étang de larmes. J’espère qu’avec le temps et un peu de soleil il s’évaporera doucement.